
Aimé à 100% par nos utilisateurs

Regarde cette vidéo et gagne facilement jusqu'à
15 Lumniz
en te connectant !
Il n’y a pas de Lumniz à gagner car tu as déjà vu ce contenu. Ne t’inquiète pas, il y a plein d’autres vidéos, jeux, quiz ou articles intéressants à explorer et toujours plus de Lumniz à remporter.
Le réalisme (1849-1870)
Orsay en mouvements
Quelles sont les caractéristiques de la peinture réaliste ? Qui en sont les initiateurs ? Dans cette vidéo, découvre ce qu’est ce mouvement artistique au travers de plusieurs œuvres représentatives.
Que montre le tableau Un enterrement à Ornans ?
À la fin de l’été 1849, le peintre Gustave Courbet entreprend son premier tableau monumental, Un enterrement à Ornans, long de 6 mètres sur 3 mètres de haut. Il y déploie une quarantaine de personnages. Sur ce format, normalement réservé à une scène historique, il choisit de montrer une scène tristement quotidienne dans un cimetière. Et au lieu de dignitaires, ce sont de simples habitants d’Ornans, sa ville natale en Franche-Comté, réunis autour du convoi funéraire. Le rouge des tenues que portent les bedeaux, comme les touches de blanc des vêtements, du drap mortuaire sur le cercueil ou des mouchoirs, éclairent une tonalité sombre avec des noirs très soutenus. Ces éclats de couleurs attirent le regard qui passe de personnage en personnage, pour s’arrêter sur le trou béant de la fosse. En raison de la taille panoramique de sa toile, Courbet doit travailler en enroulant les côtés au fur et à mesure. Il n’aura jamais suffisamment de recul pour la voir dans son ensemble pendant son élaboration.
Le réalisme s’oppose à l’académisme
Le scandale devant la toile de Courbet est dû à son imposant format, réservé jusque-là à la peinture d’histoire et à des portraits de nobles. Le titre, qui fait référence à un événement mémorable, ne se rapporte pas ici à des histoires antiques ou à des faits héroïques. Courbet préfère montrer son époque et la société dans laquelle il vit. Il peint ses portraits sans tricher, sans même tenter d’atténuer leurs défauts physiques.
Comment voulez-vous que je peigne des anges,
je n’en ai jamais vu ? Je veux m’attaquer
à des choses réelles et existantes.Gustave Courbet
Le réalisme, peinture représentative du quotidien
Gustave Courbet devient ainsi le chef de file du réalisme, un mouvement qui s’efforce non pas d’imiter, mais de traduire la réalité du monde alentour. Le réalisme aborde bien d’autres scènes de la vie quotidienne. Dans La blanchisseuse, c’est la dureté du travail à la ville que montre cette huile sur bois d’Honoré Daumier en 1863, davantage connu pour ses caricatures que pour ses peintures. Une mère remonte d’un quai de Seine où elle a lavé du linge. L’effet de contre-jour et la douce lumière sur la ville en arrière-plan contrebalancent le corps harassé par le travail. Dans L’Angélus, Jean-François Millet évoque le monde paysan dont il est issu. Il se souvient de sa grand-mère qui arrêtait le travail trois fois par jour pour dire la prière de l’Angélus. Ici, après une dure journée de labeur, un homme et une femme se recueillent au son de la cloche de l’église. Millet choisit d’évoquer le rythme immuable de la campagne, à une époque où les paysans commencent à partir pour des emplois d’ouvriers en ville. La toile Ce qu’on appelle le vagabondage d’Alfred Stevens en 1854 décrit la misère d’une rue parisienne. Des soldats conduisent en prison une mère et ses enfants pour délit de vagabondage. Une dame élégante semble vouloir intervenir, mais elle en est dissuadée par le simple geste d’un soldat. À ses côtés, un vieil ouvrier invalide a déjà renoncé à s’interposer. Le peintre s’emploie à dénoncer l’injustice qui frappe les sans-logis punis pour leur vagabondage.
À quoi reconnait-on une peinture du réalisme ?
- Une peinture posée en touches franches et visibles.
- La représentation d’une scène de la vie quotidienne.
- Un intérêt pour les gens du peuple.
- Une recherche du vrai dans la représentation.
- Un témoignage sans concession, parfois une dénonciation de l’époque.
Quelques œuvres représentatives du réalisme…
- Un enterrement à Ornans. Gustave Courbet. 1850.
- Ce qu’on appelle le vagabondage. Alfred Stevens. 1854.
- L’Angélus. Jean-François Millet. 1859
- La blanchisseuse. Honoré Daumier. 1863
- Un enterrement à Ornans. Gustave Courbet. 1850.
Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot
Producteur : Musée d'Orsay
Année de copyright : 2019
Année de production : 2019
Publié le 03/04/26
Modifié le 03/04/26


