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Arts05:36Publié le 03/04/2026

Le néo-impressionnisme (1886-1900)

Orsay en mouvements

À la fin du XIXe siècle, le néo-impressionnisme marque à la fois la fin du mouvement impressionnisme et son renouveau. Ce courant pictural, dont le chef de file est le peintre Georges Seurat, propose une nouvelle approche de la perception des couleurs en utilisant la technique du pointillisme. On t'explique tout dans cette vidéo 👇.

Technique du pointillisme et mélange optique des couleurs

Les peintres néo-impressionnistes opèrent par juxtaposition de petites touches de couleurs pures, légèrement espacées, et non pas en mélangeant des teintes sur la palette ou directement sur la toile. De cette façon, un maximum de luminosité est donné à chaque couleur utilisée. Ce que l’on appelle le mélange optique (le mélange des couleurs) se fait alors dans l’œil et le cerveau du spectateur. Le peintre et théoricien Georges Seurat s’inspire de travaux scientifiques de physiciens et de chimistes de son temps qui travaillent sur la perception des couleurs. Il se réfère notamment au chimiste Michel-Eugène Chevreul pour lequel une couleur n’existe que par rapport à celles qui l’entourent. Georges Seurat utilise la technique du pointillisme qui fait référence au divisionnisme.

Les peintres néo-impressionnistes

  • Dans Cirque, Georges Seurat représente l’un des divertissements les plus populaires de l’époque. Au cœur de Paris, il assiste aux répétitions du célèbre cirque Fernando. Il y représente les artistes (l’écuyère, l’acrobate et le clown) et le public. Il y a les bourgeois, avec leurs chapeaux, assis en bas sur des sièges confortables, et les ouvriers, reconnaissables à leurs casquettes, relégués debout tout en haut. Leurs visages paraissent identiques, affichant le même sourire, un peu figé. Le peintre est également attentif au cadre qu’il veut plat, simple et peint avec la même technique que le reste de la toile. Selon le principe des couleurs complémentaires, le bleu du cadre tranche sur la tonalité orangée de la toile. Cette œuvre restera inachevée, l’artiste disparaît brutalement à 31 ans, d'une maladie foudroyante.
  • Camille Pissarro, connu pour être l’un des premiers peintres impressionnistes, a également été attiré par le divisionnisme. Toutefois, chez lui, les petites touches divisées, plus légères, sont moins systématiques dans leur disposition. ► Par exemple : Jeune paysanne faisant du feu.
  • Dans le portrait de son épouse, Femme à l’ombrelle, Paul Signac semble rechercher un effet décoratif avec toutes les courbes que l’on retrouve sur les manches et bords de l’ombrelle, ou encore la fleur. Le jeu des contrastes des couleurs complémentaires y est également très marqué. Ainsi, le vert et le bleu du corsage tranchent sur l’orange de l’ombrelle, et le jaune du fond sur le violet de la jupe. Après la disparition brutale de Georges Seurat en 1891, Paul Signac endosse le rôle de théoricien du mouvementnéo-impressionniste.

 

💡Ce qu’il faut retenir du néo-impressionnisme

Les spécificités de cette peinture sont :

  • des couleurs pures posées en minuscules touches sur toute la toile.
  • une utilisation des teintes complémentaires en contraste.
  • le mélange de couleurs se fait dans le cerveau du spectateur.

Œuvres notables :

  • Jeune paysanne faisant du feu, Camille Pissarro (1888).
  • Cirque, Georges Seurat (1891).
  • Femme à l’ombrelle, Paul Signac (1893).

 

Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot

Producteur : Musée d'Orsay

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Publié le 03/04/26

Modifié le 03/04/26

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