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Arts05:04Publié le 03/04/2026

Le japonisme (1862-1890)

Orsay en mouvements

Au XIXe siècle, la découverte de l’art japonais change la vision artistique occidentale. Des peintres, mais aussi des artistes de la photographie, de l’architecture et de la céramique, sont influencés par les codes, les techniques, l’esthétisme et l’exotisme des estampes japonaises. Dans cette vidéo, on t’explique les spécificités de ce courant tout droit venu du pays du Soleil-Levant.

L’art japonais, source d’inspiration des peintres occidentaux

  • James Abbott Mcneil Whistler est un peintre américain est un grand cosmopolite. Il apprend la peinture en Russie, puis vient s’établir à Paris où il rencontre les peintres impressionnistes. Comme eux, il s’intéresse à l’art japonais dont la nouveauté et le raffinement fascinent les Européens. C’est une véritable révélation depuis que le Japon s’est enfin ouvert au commerce après deux siècles d’une sévère politique d’isolement. Whistler collectionne des objets japonais et en devient un fin connaisseur. En 1871, en séjour à Londres, il peint Variations en violet et vert suite à ses promenades contemplatives sur les rives de la Tamise. Cette œuvre propose un format vertical et étroit qui apporte un cadrage particulier, et une ligne d’horizon placée très haut. Il importe au peintre de rendre ce qu’il appelle les nuances variées d’un nombre de couleurs limité. Pour lui, une couleur dominante doit donner sa tonalité à l’ensemble. De la même manière, il définit ce qu’il lui paraît essentiel dans chacune de ses toiles : harmonie, symétrie et stylisation. Enfin, Whistler utilise, pour sa signature, un dessin de papillon qui rappelle les idéogrammes japonais.
  • Au XIXe siècle, les objets et les décors japonisants sont à la mode et très fréquents dans les intérieurs. Ils apportent une touche d’exotisme et de rêve. Dans l’œuvre La dame aux éventails d’Édouard Manet, on observe des éventails japonais accrochés au mur. Ces derniers sont si présents autour du modèle qu’ils lui ont donné son titre.
  • Comme Whistler, de nombreux artistes adoptent le format vertical qui, dans l’art japonais, est appelé kakémono. Le peintre Pierre Bonnard déploie dans Le peignoir un effet graphique saisissant avec un nombre de couleurs extrêmement limité. Il fait aussi le choix d’une signature en idéogrammes avec ses initiales. Ainsi, le P et le B sont enlacés.

Diffusion du japonisme dans tous les arts

Au-delà de la peinture, le japonisme s’exprime sur d’autres supports artistiques tels que l’architecture, la photographie ou même la céramique.

  • Récompensé à l’Exposition universelle de 1867, le service en céramique « Bracquemond-Rousseau » de Félix Bracquemond est à l’origine de la mode du japonisme. Cette vaisselle classique européenne adopte des motifs tirés des nombreuses estampes de l’artiste Hokusai, dans le recueil Hokusai manga.
  • En photographie, l’artiste Peter Henry Emerson choisit de capturer l’image d’un paysage en hiver, Marsh Weeds (Herbes des marais). Il propose un paysage presque vide, et quelques signes de végétation que l’on dirait tracés à l’encre, comme dans les calligraphies japonaises.

💡Ce qu’il faut retenir du japonisme

En peinture, ses spécificités sont :

  • des couleurs posées en aplats, sans modelé, comme dans une estampe japonaise.
  • un formatvertical, allongé, à la manière d’un kakémono.
  • une peinture décorative avec des formes et des couleurs épurées.
  • des personnages placés dans un décor japonais ou vêtus à la mode du Japon.

Œuvres notables :

  • Le service céramique « Bracquemond-Rousseau », Félix Bracquemond (1866).
  • Variations en violet et vert, James Abbott Mcneil Whistler (1871).
  • La dame aux éventails, Edouard Manet (1873).
  • Le peignoir, Pierre Bonnard (1890).
  • Marsh Weeds (Herbes des marais), Peter Henry Emerson (1895).

 

Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot

Producteur : Musée d'Orsay

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Publié le 03/04/26

Modifié le 03/04/26

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