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L'orientalisme (1798-1906)
Orsay en mouvements
Qu'est-ce que l'orientalisme ? Quelles en sont les inpirations et les principaux représentants ? Dans cette vidéo, découvre tout ce qu'il faut savoir sur ce mouvement artistique.
L'orientalisme, ou l'inspiration venue d'ailleurs
En 1856, le peintre Léon Belly entreprend son deuxième voyage en Égypte. Cette fois il visite le désert du Sinaï en compagnie du peintre Narcisse Berchère, puis la basse Égypte. Ils sont fascinés par le désert, son immensité, comme son incroyable lumière. Ils remplissent leurs carnets de croquis et prennent de nombreuses photographies. En cette moitié du XIXe siècle, l’attrait pour l’Orient conduit les écrivains et les peintres à partir vers de nouvelles destinations et à y chercher une inspiration inédite. Séduits par une culture qui leur est étrangère, et leur semble si mystérieuse, ils trouvent leurs sujets, soit dans des scènes vraiment observées, soit complètement imaginaires. C’est ce qu’on appelle l’orientalisme.
Les pèlerins allant à la Mecque : témoignage orientaliste
La notion d’Orient est alors assez large : elle désigne le pourtour méditerranéen et notamment l’Afrique du Nord. Les pèlerins allant à la Mecque de Léon Belly, enthousiasme immédiatement le public par son incroyable effet de réalité. Devant ce format de belle ampleur (2,42 m x 1,6 m) chaque visiteur a l’impression de faire partie de la scène et de ressentir, comme les pèlerins qui progressent péniblement, la chaleur accablante du désert. Les visages des fidèles, souffrant sous le soleil émeuvent le public. Au milieu de la toile, la composition fait ressortir le personnage principal au torse nu, qui guide la caravane, déterminé à avancer, coûte que coûte. Étrangement, plus loin dans cette foule, on aperçoit une femme sur un âne, avec un enfant dans les bras. Cela renvoie à un épisode connu de l’Évangile : la fuite en Égypte, qui représente Joseph, Marie et l’enfant Jésus. Belly montre ici tout son savoir-faire de peintre, grâce à une perspective qui guide notre regard.
L'orientalisme, entre réalité et imaginaire
De nombreux peintres ont recherché un « ailleurs » pour sortir des sujets habituels de la peinture et faire rêver le public à son tour. Certains en revanche, se sont contentés d’imaginer l’Orient à partir de photographies ou de récits. Dans son tableau Éléphants d’Afrique, Charles-Émile de Tournemine s’inspire d’un texte pour peindre des animaux que le public a seulement pu voir dans des zoos. Le peintre parvient à les représenter, en donnant l’impression de les avoir observés dans leur environnement naturel, baignés par une lumière magique et idyllique. De son côté, Gustave Guillaumet s’affirme comme un peintre voyageur, puisqu’il se rendra 9 fois en Algérie. Dans Laghouat Sahara algérien, il montre l’harmonie paisible d’un moment du quotidien. Le long de maisons en terre brune, non loin d’un minaret, des enfants jouent aux dés, des gens discutent dans la rue… Le peintre est tellement fasciné par ce pays qu’il écrira de nombreux textes sous le titre « Tableaux algériens ». Mais le goût du public et des artistes pour l’Orient, conduit parfois à créer des scènes qui n’ont que très peu de rapport avec la réalité. Ainsi le thème des harems est un prétexte pour peindre des scènes sensuelles dans un décor exotique. Jean-Joseph Benjamin Constant, dans son tableau L’odalisque allongée, présente sa vision d’un sujet très souvent traité : une esclave de harem, à moitié dénudée et alanguie sur des soieries. Il renouvelle un genre tès apprécié à l’époque : le nu en peinture.Etienne Dinet quant à lui, dans Esclave d’amour et Lumière des yeux, illustre une ancienne légende arabe dans laquelle Abd-el-Gheram et sa tendre Nourel-Aîn, deux amoureux arrachés l’un à l’autre, se sont promis de se retrouver en pensée en contemplant la Lune au même moment. Etienne Dinet apprend l’arabe, se convertira à l’Islam et sera enterré à Bou Saâda, dans le sud algérien.
À quoi reconnait-on une peinture orientaliste ?
- Une vision occidentale de l’Orient, en recherche de pittoresque et d’exotisme.
- Des sujets inspirés des cultures d’Afrique du Nord, turques et arabes.
- Des scènes tirées de récits de voyages ou de contes, comme Les mille et une nuits.
Quelques œuvres représentatives de l'orientalisme…
- Pèlerins allant à la Mecque. Léon Belly. 1861.
- Éléphants d’Afrique. Charles-Émile de Tournemine. 1867.
- L’odalisque allongée. Jean-Joseph Benjamin-Constant. 1870.
- Laghouat, Sahara algérien. Gustave Guillaumet. 1879.
- Esclave d’amour et Lumière des yeux. Étienne Dinet. 1900.
Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot
Producteur : Musée d'Orsay
Année de copyright : 2019
Année de production : 2019
Publié le 03/04/26
Modifié le 03/04/26


