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Arts05:20Publié le 03/04/2026

Le symbolisme (1866-1900)

Orsay en mouvements

À la fin du XIXe siècle, le courant artistique et littéraire du symbolisme s'affirme par sa quête d'absolu face au monde matérialiste et rationnel. À quelles caractristiques reconnaît-on la peinture et la sculpture symbolique ? On t'explique tout dans cette vidéo 👇.

Symbolisme : la valorisation du rêve et de l'imagination

Dans son journal A soi-même (1867-1915), sous-titré Note sur la vie, l’art et les artistes, le peintre Odilon Redon mène une réflexion sur son travail et tente de définir ce qu’il cherche dans sa peinture. Reproduire ce qu’il voit ne l’intéresse pas. Il s’agit pour lui d’éveiller de nouvelles tentations grâce à la part d’invisible qui nous entoure. Ses œuvres sont comme les clés d’un monde de visions et de rêve.

C’est l’imagination qui guide mon crayon.

Odilon Redon

 

Dans sa toile Les yeux clos, Odilon Redon semble nous inviter à fermer les yeux. Il ne s’adresse pas qu’au regard du spectateur mais aussi à son esprit. Est-ce un portrait ? Ou une apparition ? La personne est-elle endormie, ou songe-t-elle seulement les yeux fermés ? Aucun indice. Ces questions restent sans réponses. Ainsi, chacun est invité à donner sa propre interprétation. Le peintre stimule l’imagination de celui qui contemple le tableau et l’entraîne vers une méditation personnelle. Cette toile marque un passage dans la peinture de Redon. Après avoir longtemps travaillé sur des fusains, des gravures et des lithographies, il se tourne désormais vers la peinture et la couleur (AutoportraitL’araignée, elle sourit, les yeux levés), et se libère des visions tourmentées de ses œuvres antérieures. ► En cette fin du XIXe siècle, le développement des sciences, des techniques et de l’industrie inquiètent les artistes sur le peu de place laissée à l’humain et à la sensibilité. Les symbolistes contemplent le monde comme un mystère à déchiffrer. Ils revendiquent le droit au rêve et à la puissance de l’imagination.

Les artistes de la peinture symboliste

  • Dans La Pensée émergeant de la matière, le sculpteur Auguste Rodin prend pour modèle le visage de Camille Claudel, sa jeune élève qui deviendra une sculptrice célèbre. La finesse du visage contraste avec le bloc de marbre que Rodin décide de laisser à l’état brut. Cette figure ressemble à une apparition comme dans l’œuvre de Redon (Les yeux clos). Elle semble inachevée mais traduit précisément le passage entre la matière et l’émotion.
  • Dans Paysages aux arbres verts (ou Les hêtres de Kerduel), Maurice Denis s’inspire des arbres d’une forêt bretonne. Dans ce lieu mystérieux supposé être la forêt magique du roi Arthur, le peintre imagine une procession de jeunes filles. L’une d’entre elle se dirige vers un ange. Pour Maurice Denis, profondément croyant, il s’agit de représenter une allégorie de la vocation religieuse. Sur un format de toile en hauteur, réservée d’ordinaire aux portraits, les formes (arbres et personnages) sont stylisées à l’extrême. Les couleurs, si éloignées d’une représentation réaliste, évoquent un monde inaccessible et rêvé.
  • Parfois, la mythologie permet à l’artiste d’exprimer des visions rêvées ou fantasmées. Par exemple dans Orphée, Gustave Moreau propose une vision très personnelle de la légende d’Orphée qui veut que la tête de ce poète musicien grec ait continué de chanter après sa mort. Moreau invente une autre version en représentant la tête posée sur son instrument de musique, la lyre, que tient une jeune fille. En choisissant cette scène, le peintre semble vouloir indiquer que l’artiste continue au-delà de la mort à s’adresser aux vivants.

 

💡Ce qu’il faut retenir du symbolisme

Les spécificités de cette peinture sont :

  • des scènes hors du temps.
  • une inspiration littéraire, religieuse ou mythologique.
  • une impression de mystère et de rêve.

Œuvres notables :

  • Orphée, Gustave Moreau (1865).
  • Les yeux clos, Odile Redon (1890).
  • Paysages aux arbres verts (ou Les hêtres de Kerduel), Maurice Denis (1893).
  • La Pensée émergeant de la matière, Auguste Rodin (1895).

 

Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot

Producteur : Musée d'Orsay

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Publié le 03/04/26

Modifié le 03/04/26

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