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Histoire04:38

Michel-Ange et la chapelle Sixtine

Histoire de réviser

Doigt de Dieu tendu vers le doigt de l'Homme : avec cette scène biblique mondialement connue de la Création d'Adam, les fresques de la Chapelle Sixtine font figure, depuis leur création à Rome en 1508, de sommet de l'art de la Renaissance. Retour avec Manon Bril sur la réalisation d'un chef-d’œuvre de la peinture, par l’un des plus grands génies de la sculpture, Michel-Ange.

Le David de Michel-Ange, une révolution dans l’histoire de l’art

En 1504, Michelangelo Buonarroti, que les français appelleront Michel-Ange, est sculpteur depuis une dizaine d’années. Il a 29 ans et crée, à Florence, son David, œuvre représentant un homme nu et taillée dans un seul bloc de marbre de plus de cinq mètres de haut. Il révolutionne ainsi l’histoire de l’art. Car au début du XVIe siècle, le Moyen-Age à peine terminé, les héros sculptés n’étaient pas représentés comme des hommes normaux, dans toute la simplicité de leur nudité. Michel-Ange s’inscrit alors dans ce courant de la Renaissance qui veut renouer avec la culture antique. Il est très intéressé par les dernières découvertes qui ont été faites lors de fouilles à Rome : le Torse du Belvédère, à l’origine une statue d’Hercule, ou le Laocoon qui l’impressionne beaucoup.

Le plafond de la chapelle Sixtine, une oeuvre humaniste ?

Michel-Ange s’installe alors à Rome où, en 1508, le pape Jules II lui demande de peindre le plafond de la Chapelle Sixtine, un bâtiment du XIVe siècle, rénové au XVe par le pape Sixte IV, d’où le nom de chapelle Sixtine.

L’œuvre comporte neuf panneaux représentant la Genèse, la première partie de la Bible, en commençant par la création du monde, l’expulsion du Paradis jusqu’à l’épisode de Noé et le déluge, en passant par le plus célèbre d’entre eux : la création d’Adam, le premier Homme. D’un point de vue esthétique, le buste d’Adam ressemble beaucoup au Torse du Belvédère. D’un point de vue symbolique, placer l’Homme face à Dieu, presque symétriques, c’est rappeler qu’il a été créé à son image et qu’il est le chef-d’oeuvre de la Création, ce qui est le point de vue des Humanistes qui mettent l’Homme au centre de tout. Et les deux doigts qui se touchent presque semblent montrer qu’entre Dieu et sa créature, il existe un contact direct, sans intermédiaire. C’est ainsi que les Humanistes conçoivent la religion, quitte à minimiser le rôle de l’Église.

Michel-Ange, peintre ou sculpteur ?

Pour réaliser ce chef d’œuvre, Michel-Ange a construit un échafaudage qui lui permet d’atteindre la voûte, à une vingtaine de mètres de hauteur. Il emploie ensuite une technique particulièrement compliquée : son assistant commence par badigeonner le plafond d’un enduit que Michel-Ange doit ensuite couvrir de peinture très rapidement, tant qu’il est encore frais. En italien, ça se dit “fresco”, et c’est de là que vient le nom de fresque. Dans cette position, la peinture lui dégouline sur le visage, il a d’ailleurs écrit un poème, composé de ces quelques vers : “Ch’a forza ‘I ventre apicha socto ‘I mento”, dont voici la traduction :

“A force mon ventre au menton s’est collé.

 La barbe au ciel, je sens mon cerveau sur l’échine

Pendant que, sur ma face dégouttant

Le pinceau me transforme en riche pavement.”

Michel-Ange, à l’époque connu pour ses sculptures,  précise à la fin du poème:

“La place est mauvaise, et je ne suis pas peintre.”

Mais, s’il n’a pas vraiment apprécié l’expérience, après avoir achevé seul, en 1512, les 1000 m² de fresque, il y retourne ! En 1535, il décore cette fois-ci le mur de la chapelle avec son tout aussi célèbre Jugement dernier.

 

 

Réalisateur : Alexandre Philippe

Nom de l'auteur : Benjamin Valière, Manon Bril, Séverine Bévérini, Bastien Bévérini

Producteur : France Télévisions, Goldenia Studios

Année de copyright : 2019

Publié le 20/03/20

Modifié le 22/04/20

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