Vidéo : Sport et guerre froide

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Réseau Canopé
Sport05:33Publié le 18/06/2021

Sport et guerre froide

Sport et géographie

De 1952 à 1991, le monde est coupé en deux : c’est la guerre froide. D’un côté, le bloc soviétique dirigé par l’URSS, de l’autre, le monde occidental mené par les Etats-unis. En parallèle de ce conflit international, une guerre idéologique se joue dans les vestiaires.

Le sport : terrain des rivalités internationales ?

1952. Après 40 ans d’absence aux Jeux olympiques, l’URSS de Staline participe aux Jeux d’Helsinki. Cet événement devient le terrain des tensions internationales. Les Etats-Unis décident d’utiliser le comité international olympique (CIO) à des fins de propagande politique. 

La propagande idéologique : Est contre Ouest

Ces Jeux diffusés à l’échelle mondiale deviennent le terrain des propagandes idéologique de l’Est et de l’Ouest. 

Des usines à champions 

Recrutements dès le plus jeune âge, discipline militaire, utilisation de la science : Washington et Moscou montrent leur superpuissance. Ils ne lésinent pas sur les moyens pour maximiser les performances, parfois même au-delà de l’éthique, comme en témoignent les nombreux cas de dopage dans l’histoire des Jeux.

L’URSS domine les olympiades 

Entre 1952 et 1988, les Jeux olympiques d’hiver et d’été consacrent le plus souvent l’URSS :

  • 15 victoires de l’URSS
  • 6 victoires des Etats-unis 

Le boycott, un jeu politique ?

En 1980, c’est le « Miracle sur glace », lors d’un match de hockey sur glace, aux Jeux olympiques d’hiver de Lake Placid, dans l'État de New-York : les Etats-Unis battent l’URSS. Cette victoire improbable, à 10 minutes de la fin du match, restera dans l’histoire. La même année, prétextant l’invasion soviétique en Afghanistan, les Etats-Unis appellent au boycott des Jeux olympiques d'été de Moscou. Une cinquantaine de pays se joignent à ce mouvement, dont la RDA (République démocratique allemande) et le Japon.

En 1984, l’URSS refuse d'envoyer ses athlètes aux Jeux olympiques de Los Angeles. 15 pays du bloc de l’Est suivront ce boycott. 

Le mythe de l’apolitisme des Jeux olympiques

Même si la charte olympique se veut apolitique, cette tribune mondialement filmée et non censurée offre une tribune de choix aux voix discordantes :  

> 1956, le bain de sang de Melbourne : un mois après l’insurrection de Budapest, l’épreuve de Water Polo qui oppose l’URSS et la Hongrie se termine en pugilat. A l’issue de ces mêmes Jeux, 45 athlètes hongrois demandent l’asile à l’Ouest.

> 1968, les deux poings levés de Mexico : les deux athlètes afro-américains, Tommie Smith et John Carlos, lèvent leur poing pour dénoncer la ségrégation raciale aux Etats-unis.

> 1980, le bras d'honneur de Moscou : le perchiste polonais, Władysław Kozakiewicz, adresse un bras d’honneur au public et aux dirigeants soviétiques. 

Nom de l'auteur : Frédéric Duchesne

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2016

Année de production : 2016

Publié le 18/06/21

Modifié le 04/10/21

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