
Regarde cette vidéo et gagne facilement jusqu'à
15 Lumniz
en te connectant !
Il n’y a pas de Lumniz à gagner car tu as déjà vu ce contenu. Ne t’inquiète pas, il y a plein d’autres vidéos, jeux, quiz ou articles intéressants à explorer et toujours plus de Lumniz à remporter.
L'égalité femmes-hommes, des siècles de lutte
Compte à rebours
Les Françaises sont moins bien payées que les Français : moins 15 % en moyenne, à temps de travail identique. Pourquoi encore une telle différence, alors qu’il est inscrit dans la loi que les femmes devraient être traitées à l’égal des hommes ? Cet épisode de Compte à rebours revient sur les siècles de lutte pour en arriver là.
Tout commence avec la Révolution française
Avant 1789, sous l’Ancien Régime, les femmes avaient un statut juridique inférieur à celui des hommes. Nombre de Françaises, femmes du peuple, bourgeoises ou nobles, rêvent donc d’un changement radical. Parmi elles, Olympe de Gouges :
- En 1791, elle rédige une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Elle écrit :
La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits.
Personne ne la prend au sérieux. Olympe de Gouges meurt guillotinée du fait de ses engagements girondins en 1793. Et sa déclaration est enterrée avec elle.
- En 1804, Napoléon Ier impose le Code civil, qui consacre le statut juridique inférieur de la femme. L’article 213 précise :
Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.
Celle-ci ne pourra donc ni travailler, ni disposer de ses biens sans le consentement de son époux.
Les avancées du XIXe siècle
Un demi-siècle plus tard, Victoire Daubié obtient, après des années de lutte, le droit de se présenter au baccalauréat. Elle le prépare toute seule et devient la première bachelière de notre histoire.
- À la même époque, Louise Michel, militante révolutionnaire, ouvre des écoles mixtes. Les filles y suivent le même enseignement que les garçons. Pour elle, c’est l’instruction qui permettra aux Françaises de s’émanciper.
Les idées libérales font leur chemin et les femmes, appuyées par quelques hommes, sont de plus en plus nombreuses à réclamer une amélioration de leurs droits. On les baptise les féministes, terme d’abord péjoratif mais qu’elles s’approprient.
- En 1882, grande victoire, la IIIe République instaure l’enseignement primaire obligatoire, et gratuit, pour les filles comme pour les garçons.
Les femmes réclament le droit de vote
Partout en France, une nouvelle génération de femmes instruites et ambitieuses réclame désormais le droit de vote.
- 1944 : les Françaises obtiennent le droit de vote.
- 1946 : le principe de l’égalité absolue entre hommes et femmes figure dans le préambule de la constitution de la toute nouvelle IVe République.
Mais dans la réalité, la femme est toujours dépendante de son mari. Une philosophe, Simone de Beauvoir, dénonce cette inégalité persistante. Dans Le Deuxième Sexe, elle écrit :
On ne naît pas femme, on le devient.
Pour elle, le statut d’infériorité de la femme n’a rien de naturel ni de biologique : il est purement culturel. Si l’on veut obtenir une égalité réelle entre les sexes, il faut d’abord changer les mentalités.
La loi consacre enfin l’émancipation juridique des femmes
- En 1965, la loi consacre enfin l’émancipation juridique des femmes. Elles pourront travailler sans demander l’autorisation de leur mari, et ouvrir un compte bancaire à leur nom.
Désormais, les Françaises revendiquent leur droit à l’égalité dans tous les domaines, y compris en matière de sexualité. Le député Lucien Neuwirth convainc le chef de l’État, le général de Gaulle, de légaliser la pilule contraceptive. Attendre un enfant n’est plus une fatalité. Le MLF, Mouvement de libération des femmes, fondé en 1970, réclame la légalisation de l’IVG, l’interruption volontaire de grossesse.
- En 1975, Simone Veil, ministre de la Santé, arrache cette loi à un Parlement pourtant réticent.
Les conquêtes symboliques s’enchaînent :
- Marguerite Yourcenar est la 1re femme élue à l'Académie française en 1980.
- 11 ans plus tard, Edith Cresson est nommée chef du gouvernement. Une première dans l’histoire de France ! Mais elle est très critiquée et quitte ses fonctions après 11 mois difficiles.
Les avancées des années 2000
En 2000, une nouvelle loi oblige les partis politiques à présenter des listes paritaires lors des élections. Résultat : alors qu’en 2002, seuls 12 % des députés à l’Assemblée nationale étaient des femmes, elles sont trois fois plus nombreuses, 37 %, vingt ans plus tard. Pour la première fois, l’assemblée est présidée par une présidente, Yaël Braun-Pivet. Mais les femmes y sont toujours minoritaires !
Dès qu’il s’agit de pouvoir, elles passent après les hommes. Les Françaises ont beau être plus diplômées que les Français, elles ne représentent que 43 % des cadres et des professions intellectuelles supérieures. Et surtout, elles restent moins bien payées.
À quand une égalité salariale ?
Depuis 2016, les féministes calculent chaque année la date symbolique à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement. Cette date recule en moyenne d’un jour chaque année.
À ce rythme-là, il faudrait attendre le 31 décembre 2077 pour obtenir enfin l’égalité salariale.
👀 Retrouve les autres épisodes de Compte à rebours.
Réalisateur : Olivier Carpentier
Auteur : Olivier Carpentier
Producteur : INA
Année de copyright : 2026
Année de production : 2026
Année de diffusion : 2026
Publié le 04/05/26
Modifié le 04/05/26

Cette vidéo n'est pas accessible en raison de ta localisation
Des droits de diffusion limitent l'accès à certaines vidéos hors de la métropole française et des Outre-mer.
Voir les vidéos accessibles

