1961 : l’édification du « mur de la honte »

La chute du mur de Berlin

Publié le 21/10/09Modifié le 07/10/19

Sur le même sujet

Alors que la ville de Berlin est divisée en deux, les habitants est-allemands fuient en masse vers l'Ouest. Pour contrer cet exode vers Berlin-Ouest, les autorités soviétiques durcissent les moyens : les éléments d’un mur commencent très vite à être érigés et tous les points de passage sont condamnés...

Comment s'est construit le mur de Berlin ?

Au mois d'août, la crise de Berlin trouve un tragique épilogue. Pour stopper l'hémorragie de 53 000 personnes par mois qui passent à l'Ouest, les autorités est-allemandes décident d'employer les grands moyens. Les voies de communication sont coupées. On déroule des kilomètres de barbelés le long de la frontière entre les 2 zones. Puis, à la stupeur générale, les premiers éléments bétonnés d'un mur se dressent. La porte de Brandebourg est sous haute surveillance. Tous les points de passage interzones sont fermés. Désormais, nulle ne peut se rendre de l'autre côté.

« Le mur de la honte »

A l'Ouest, on manifeste partout son opposition contre ce qu'on appelle déjà « le mur de la honte ». Devant ces éléments de béton préfabriqués et la rapidité de l'édification, il ne fait pas de doute que le coup était préparé à l'avance. Pierre après pierre, les portes, les fenêtres, les rues sont cimentées. Les Berlinois, médusés, assistent à la construction de cet insurmontable obstacle qui va définitivement couper l'Allemagne en deux. Un nombre incalculable de familles sont séparées. De l'autre côté, au vent de panique des premières heures succède l'espoir des habitants devant le mouvement des troupes américaines. Immédiatement, les chars prennent position devant la frontière. Les effectifs sont renforcés. Mais la note de protestation faisant acte de violation du statut de la ville est rejetée par Moscou. 

L'impuissance du bloc occidental

Le 21 août, soit une semaine après le début de la construction, Lyndon Johnson, vice-président des Etats-Unis, vient porter à Berlin un message de Kennedy : « Jamais vous ne serez abandonnés. » Pourtant, à Paris, en fin d'année, Adenauer et de Gaulle se rendent à l'évidence. Les Occidentaux sont restés totalement impuissants devant la fermeté de Moscou. Berlin reste coupée par un mur.

Sur place, les sentinelles montent bonne garde. Elles ont ordre de tirer à vue sur qui tenterait de s'enfuir. Les VoPos, les policiers de la RDA, font face aux policiers de la RFA. Toute la zone autour du mur est rasée, pour en faire un no man's land où on peut repérer plus facilement les fuyards. Côté Ouest, on insulte, on provoque, on jure vengeance malgré la riposte de la police est-allemande. Mais dans quelques endroits, le mur est encore peu surveillé. Certains font leur choix à la dernière minute et décident de retrouver un parent, un ami ou tout simplement la liberté. Des évasions spectaculaires sont filmées, livrant au monde des images que l'histoire n'oubliera jamais, comme ce VoPo, un policier est-allemand, qui abandonne son fusil et saute vers un autre monde.

Producteur : Archives Gaumont Pathé

Distributeur : Archives Gaumont Pathé

Voir plus