Vidéo : Annale corrigée : analyse d'un texte de Flaubert et d'une publicité

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France Télévisions
Français05:58Publié le 21/09/2020

Annale corrigée : analyse d'un texte de Flaubert et d'une publicité

Français 3e

Pour préparer l’épreuve de français au brevet, nous vous proposons un corrigé d’un sujet. Aujourd’hui, c’est un texte de Flaubert et d'une publicité.

Retrouvez en PDF l'exercice d'analyse de texte et d'image avant de découvrir sa correction en vidéo.

Questions sur le texte littéraire  

1. Emma s’est-elle déjà rendue à Paris ? 

Emma ne s’est jamais rendue à Paris. On le sait car à ligne 1, elle se demande « Comment était-ce, Paris ? ».

2. Que ressent Emma pour Paris ? De la crainte, de la fascination ou de la curiosité. ?

Emma ressent de la fascination. C’est un mélange d’admiration au sens « fantasme ». À la ligne 1, elle voit Paris comme « démesuré », son ombre « flamboyait ». On voit l’admiration d’Emma pour Paris.

D’autre part, elle est fascinée car elle est obsédée. À la ligne 1 : « Elle se le répétait ». Ici, elle n’arrête de se répéter le nom de Paris. Elle parle aussi de Paris constamment et elle emmène même son livre à table alors qu’elle dîne avec son mari.

3. Quel est le quotidien d’Emma ?

Le quotidien d’Emma est normal. Selon elle, il lui paraît banal. On le sait grâce au moment où elle parle de ce dîner qui l’ennui avec son mari. Son mari l’ennui à tel point qu’elle emmène son livre à table et qu’elle le lit pendant qu’il est en train de lui parler.  

4. « Miroitait » :

Il y a le mot « miroir ». La signification du mot « miroiter » est « étinceler », « briller ».

L’auteur a choisi ce terme car il fait référence à un objet brillant, très attirant, comme Paris. De plus, on dit « faire miroiter quelque chose à quelqu’un ». Cela signifie « faire espérer quelque chose dans l’espoir de l’attirer ». Donc, Paris miroite comme un espoir pour Emma. Cet espoir est inatteignable comme un mirage.

5. D’après le dernier paragraphe, quelle vie Emma rêve-t-elle de vivre ?

Emma rêve d’abord de vivre une vie luxueuse. Elle rêve des milieux les plus riches dans Paris, des personnes qui marchent « sur des parquets luisants ». Elle rêve aussi d’une vie libérée comme les artistes le sont : « la foule bigarrée des gens de lettres et des actrices ».

Enfin, elle rêve d’une vie faite d’intrigues : « des angoisses dissimulées sous des sourires ».

6. Quels travers de la société Flaubert dénonce-t-il dans ce texte ?

Gustave Flaubert dénonce deux choses :

  • l’insatisfaction que les gens peuvent ressentir pour leur quotidien normal. Il critique le fait qu’on a tendance à toujours vouloir plus : être plus riche, vouloir une vie plus exaltante, rencontrer plus de gens, être plus puissant.
  • la fascination et l’attirance envers les gens puissants et riches. Cette fascination ne peut mener qu’à l’insatisfaction (on ne sera jamais célèbre) et qu’à la frustration.

7. Selon vous, cette critique est-elle encore d’actualité ?

Cette critique est encore plus valable aujourd’hui, notamment à cause des médias et de la mondialisation. Notre fascination pour les gens puissants et riches est entretenue par les magazines ou les émissions people. C’est devenu un véritable marché lucratif. Cela condamne notre société à l’insatisfaction.

Question sur l’image

8. Commentez la façon dont cette femme tient le tableau de La Joconde.

Cette femme tient le tableau mondialement célèbre de la Joconde de façon nonchalante. L’œuvre semble très peu importante dans cette publicité. La femme le tient comme un sac à main. Dans cette publicité, on peut dénoncer une utilisation de l’art à des fins commerciales.

Question sur le texte et l’image

9. Quelle image de la femme française est ici véhiculée ?

C’est une femme qui doit avoir pour objectif premier dans sa vie son apparence physique. L’apparence physique ici est liée directement à la façon dont on s’habille. Si Emma rêve de Paris, la femme de la publicité y est. C’est la caricature de la femme française uniquement préoccupée par son apparence et par la mode. Donc, ici, l’art est totalement dévalorisé, considéré uniquement comme un simple accessoire de mode qui devient pour la femme française la seule raison d’être.

Réalisateur : Les Bons Profs

Producteur : Les Bons Profs

Année de copyright : 2016

Année de production : 2016

Publié le 21/09/20

Modifié le 13/07/21

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