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Arts06:14Publié le 08/04/2026

L’art nouveau (1890-1905)

Orsay en mouvements

Sais-tu reconnaître les lignes subtiles qui font la particularité de l'art nouveau ? Avec Orsay en mouvements, tu vas pouvoir approfondir le sujet avec des œuvres qui ont marqué les débuts de ce courant. 

Quel est le travail d'Émile Gallé ?

Émile Gallé cherche son inspiration dans la nature, grâce à de minutieuses observations des fleurs et des plantes, mais aussi des insectes, comme les libellules et les papillons. En Lorraine, d’où il est originaire, il va souvent herboriser, recueillir des plantes pour les étudier et les dessiner à l’encre de Chine ou au pastel. Ce maître verrier, céramiste et ébéniste, a aussi mené de véritables études sur la botanique et a publié des articles scientifiques. Sur la porte d’entrée de ses ateliers, il a fait inscrire :

« Nos racines sont au fond des bois, au bord des sources, sur les mousses. »

Eaux dormantes, le pot couvert de galets appartient aux œuvres qu’il a appelées des verreries parlantes, en raison des citations inscrites. À la délicatesse du motif décoratif, vient s’ajouter la poésie des mots. Ce pot à couvercle, gravé à la roue, caractéristique de sa production, est en cristal soufflé à plusieurs couches, dans lequel sont incluses des parcelles métalliques. On y aperçoit une libellule et une phalène qui volettent au-dessus d’un étang au crépuscule ou à fleur des bulles d’air, à la surface de l’eau.

En quoi la nature joue-t-elle un rôle important dans l'art nouveau ?

Émile Gallé est l’un des représentants majeurs de l’art nouveau, un style qui s’affirme dans les années 1890. En cette fin de XIXe siècle où l’industrie s’impose, avec son cortège de productions réalisées à l’aide de machines, ses artistes se passionnent pour l’artisanat d’art et les formes inspirées par la nature. Émile Gallé fonde en 1901 « l’Alliance provinciale des Industries d’Art », connue aujourd’hui sous le nom de « L’École de Nancy ». Elle cherche à mettre en avant les productions artistiques de la Lorraine. À ses côtés, Louis Majorelle, vice-président de l’école se fait connaître comme ébéniste et développe une production de luminaires. Il a notamment collaboré avec la cristallerie Daum pour des lampes de table, dont le pied évoque une tige et le globe, un nénuphar. Mais au-delà d’objets très raffinés, destinés à embellir le quotidien, l’art nouveau cherche à créer une unité avec le décor. L’art nouveau influence ainsi l’architecture, à la recherche d’une harmonie complète où l’homme peut s’épanouir pleinement.

Quelles sont les réalisations connues d'Hector Guimard ?

En 1895, Hector Guimard, un jeune architecte de 28 ans est engagé pour la construction d’un bâtiment parisien, rue Lafontaine dans le XVIe arrondissement. Fidèle au principe d’unité de l’œuvre, l’architecte a absolument tout dessiné dans le détail, aussi bien pour l’extérieur que pour l’intérieur, du papier peint, à la moindre poignée de fenêtre. Selon ces mêmes théories, Hector Guimard, pour ses différents projets, conçoit également le mobilier, comme la banquette de fumoir, qui s’inspire d’un tronc, d’où partent des branches. En 1900, il se verra confier la réalisation des entrées du nouveau métropolitain, que l’on peut encore voir par endroits dans la capitale.

Si les artistes du mouvement « art nouveau » s’inspirent souvent du monde végétal, certains se tournent vers des formes plus épurées, abstraites et géométriques.

L'art nouveau s'inspire-t-il de l'art japonais ?

L’Écossais Charles Rennie Mackintosh, sur sa commode, magnifie la simplicité de ses lignes et de ses détails dans une volonté de conjuguer le beau et l’utile. De même, le Belge Henry Van de Velde donne une incroyable légèreté à son écritoire de dame en acajou moucheté, pour lequel il reprend le dessin d’un Tori, un portique traditionnel japonais.

À quoi reconnaît-on une œuvre de l’art nouveau ?

  • Une inspiration venue de la nature et de l’art japonais.
  • Un rejet des styles du passé.
  • Des lignes dynamiques.
  • La structure de l’objet et les matériaux ne sont pas cachés par le décor.
  • L’objet est conçu comme faisant partie d’un ensemble.

Liste des œuvres

Eaux dormantes-Émile Gallé (1890)

Nénuphar-Louis Majorelle (1902)

Castel Béranger, projet pour un vitrail-Hector Guimard (1898)

Banquette de fumoir-Hector Guimard (1897)

Commode-Charles Rennie Mackintosh (1904)

Écritoire de dame-Henry Van de Velde (1897)

 

 

Auteur : Catherine Sauvat, Nicolas Thépot

Producteur : Musée d'Orsay

Année de copyright : 2019

Année de production : 2019

Publié le 08/04/26

Modifié le 08/04/26

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