Vidéo : Il y a un siècle, la bataille de Verdun

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RFI
Histoire05:53

audio - Il y a un siècle, la bataille de Verdun

La mémoire de la Première Guerre mondiale

Il y a plus de cent ans, le 21 février 1916 exactement, un déluge de feu allemand s'abat sur les lignes françaises à Verdun. C'est le début d'une bataille qui fera 300 000 morts en 300 jours et reste comme la plus célèbre de la Première Guerre mondiale.

Verdun, capitale du conflit franco-allemand

Cette bataille est devenue un symbole de la Grande Guerre. De par sa durée, son ampleur et son bilan considérable. Selon l’historien André Loez, pour certains Français c’est durant cette bataille que s’est joué véritablement le sort de la guerre. En effet, si Verdun tombe en pleine bataille, alors la France peut réellement craindre la défaite totale. D’autant plus que l’offensive allemande est extrêmement virulente avec notamment le largage d’un obus toutes les 15 secondes, et la destruction des lignes françaises en une seule journée. Face à cette offensive s’oppose une résistance organisée : renfort humain, ravitaillement en munitions, apport de matériel, grâce à des milliers de camions circulant sur une seule et unique voie, « la voix sacrée  ». Pour l’Allemagne, attaquer Verdun se justifie par la volonté de « saigner à blanc » l’armée française. Il y a une réelle volonté de forcer les Français à abdiquer.

Voyage au bout de l’enfer

Cet enfer boueux et glacial de la bataille de Verdun implique plus de 3 millions d’hommes dans ses entrailles. Un enfer dont personne ne ressort finalement victorieux en décembre 1916. On parle de « boucherie pour rien ». S’il n’y a pas vraiment de vainqueur à l’issue de ce conflit entre la France et l’Allemagne, on peut tout de même dire que l’armée allemande est tenue en échec puisqu’elle ne réussit pas à contraindre les troupes françaises à la défaite. C’est en ce sens une victoire défensive de la France.

Une poignée de main historique

Main dans la main, le président de la République française François Mitterrand, et le chancelier allemand Helmut Kohl scellent la réconciliation franco-allemande le 22 septembre 1984. Un geste iconique, symbolique, et surtout historiques sur le lieu du paroxysme de l’affrontement des deux nations. Un signe de paix d’où découle une amitié maintenue encore aujourd’hui, plus de 100 ans après la bataille de Verdun.

 

Photo : © Andre Lopez

Nom de l'auteur : Chantal Lorho

Producteur : RFI

Publié le 23/02/21

Modifié le 23/02/21

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