Temüdjin, fils de Yesugëi, chef d’un clan de la tribu des Bordjigin , est issu d’une famille de nobles mongols descendants de Khabul Khan.
Fiancé à Börté à 9 ans, Temüdjin doit vivre comme le veut la coutume mongole avec sa future belle-famille, et servir le chef du clan jusqu’à l’âge de 12 ans, date à laquelle il sera en âge de se marier.
Tandis qu’il rentrait chez lui, Yesugëi rencontra des Tatars, longtemps ennemis des Mongols. Ils l’invitèrent à partager leur repas et l’empoisonnèrent. Apprenant cela, Temüdjin retourna chez lui revendiquer la place de son père mais la tribu refusa, sans doute en raison de son jeune âge, et c’est un autre clan qui s’empara du pouvoir. Ils exclurent la veuve de Yesugëi  et ses quatre enfants.

Temüdjin vécut de cueillette et de chasse, avec toute sa famille, dans une très grande pauvreté et selon le mode nomade mongol. Fait prisonnier par d’anciens alliés de son père, il réussit à s’échapper ce qui participa à le faire connaître. Il mit à profit tout ce temps pour parfaire sa connaissance des clans et des structures mongoles, sa mère le sensibilisant aux besoins d’alliances solides.
Quand il eut 16 ans, il se maria avec Börté, conformément au mariage arrangé par son père. Cette dernière fut enlevée par la tribu des Merkit. Temüdjin sauva sa femme avec notamment l’aide de son frère de sang Djamuka. Mais cette même victoire signa aussi la fin de son amitié avec Djamuka car chacun visait le pouvoir suprême.

Djamuka était soutenu par l’aristocratie mongole traditionnelle tandis que Temüdjin s’attachait à gérer ses troupes en fonction des mérites de chacun. Il attira ainsi beaucoup de monde et  fut très vite suivi par les classes inférieures. Utilisant les guerres mais aussi ses amitiés et ses alliances avec les chefs de clans mongols, sa montée vers le pouvoir devint irrésistible et il fut élu « Khan » par une assemblée plénière des clans mongols. Il mit en place un code politique et moral, le Yassa,  qui servit de référence aux souverains suivants  et organisa les clans. Sa politique d’intégration des tribus conquises et le partage des richesses lors des butins de guerres inspirèrent une grande loyauté parmi les peuplades vaincues.
En 1202, il vainquit les Tatars puis en 1206, la coalition de tribus rassemblée par Djamuka.

La même année, une nouvelle assemblée générale (qüriltaï) le proclame « Gengis Khan » (souverain universel) nom sous lequel il passera à la postérité.

Gengis Khan entreprit ensuite la conquête de plusieurs royaumes (royaume des Xia occidentaux, royaume des Jin – afin de s’emparer des richesses de la Chine du Nord -, la Mandchourie, le royaume des Kara-Khitans, le royaume de Khwarezm, fondant ainsi le premier empire mongol. Les territoires conquis s’étendirent de la Chine à la mer Caspienne sur une très large surface. Et de tous les empires ayant existés, il reste à ce jour l’empire contigu le plus vaste de l’Histoire.